Le printemps ne vient toujours pas

Les nouvelles du front :   12 mars _ Grace   à l’acheminement de pièces d’artillerie nouvelles, nous avons pu faire une préparation qui a permis d’attaquer. Il y a cinq jours sous une tourmente de neige nous avons repris tout le terrain perdu le 14 février. Aujourd’hui un dernier assaut vient de consolider les positions de la Butte du Mesnil à Maison en Champagne..

  De notre correspondant le docteur H… à l’H.O.E de Suippes

 8 mars : Le canon tire furieusement, les trains blindés, le 155, des mines dans les camps font rage. On en est à 50 heures de bombardement. En attendant il neige ! L’attaque est une réussite.

  Perthes Flameng prise de la 1ere tranchee allemande devant Perthes 9 h 30 25 sept 15

 Perthes Flameng prise de la 1ere tranchée allemande devant Perthes

De notre jeune correspondant Jean FRANCART, de SAINT-REMY-sur Bussy.

      Nous ne sommes pas encore sorti de cet hiver extrêmement rigoureux et long. La vie des hommes, soldats ou civils, est très pénible. Dans les tranchées, on a été obligé d’évacuer des milliers d’hommes pour cause de pieds gelés vers les hôpitaux de l’intérieur. Cette infection est très douloureuse, longue à guérir et nécessite souvent l’amputation du pied. Le froid à été si vif que l’haleine de la respiration se gelait sur les moustaches et sur les barbes transformées en bloc de glace. Malgré tout, les combattants sont beaucoup mieux protégés pour subir le froid et la pluie que les hivers précédents, ils portent tous plusieurs chandails, un bon caleçon, la tête et le cou protégés par un passe-montagne et un cache-nez fournis par l’armée ou tricotés dans leurs familles, en plus, ils sont tous dotés d’une peau de mouton qui protège le dos et la poitrine en gardant la chaleur intérieure.

     Les familles du village sont aussi très éprouvées, obligées de vivre dans des pièces peu chauffées par une cheminée ou pas chauffées du tout en particulier dans les greniers qui ont été transformés en dortoir, notamment pour les familles d’émigrés. Heureusement que les lits sont bons, composés d’une bonne paillasse garnie de paille d’avoine, d’un matelas de plumes, de draps épais, de bonnes couvertures, d’un bon édredon rempli de plumes d’oies. Le tout entouré de grands rideaux suspendus au plafond que l’on fermait étant au lit et qui protégeaient du froid et des courants d’air. Ma grand-mère vient de succomber en contractant une congestion pulmonaire.

 Tiré de: Histoire du village de Saint-Rémy-sur-Bussy, pendant  la guerre de 1914-1918 et au-delà de Jean FRANCART
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