Les révoltent s’apaisent

13 août 1917 Les nouvelles du front :    Les Allemands mènent toujours des attaques sur le Massif de Moronvilliers que l’on repousse, depuis le mois de juillet, ils utilisent souvent les gaz. Nous organisons de nombreux coups de main afin de ramener des prisonniers et prévenir ses projets. Le plus important a eu lieu le 3 aout part et d’autre de la ferme de Navarin   à Souain.

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Les révoltes des soldats en gare de Châlons se calment depuis que le général Pétain a pris le commandement l’Armée. Il a  augmenté du taux des permissions, maintenant les soldats ont droit   au minimum à leur trois périodes de 7 jours par an, et le retard accumulé depuis longtemps est en train de se rattraper. Les conditions de vie s’améliorent, on construit   de nombreux baraquements dans la zone arrière. Notre jeune correspondant Jean FRANCART, de SAINT-REMY-sur Bussy nous fait part de la création d’un véritable camp composé de nombreux baraquements, destinés au repos de l’infanterie à droite du Mont des Temps au lieu-dit la Tomelle. Ces baraquements bien dissimulés à l’abri des sapins donnent un peu l’impression de désordre, une chapelle en bois y est édifiée, un service y est installé pour prendre en charge l’administration du camp, un aumônier assure les offices religieux de la chapelle. Ce camp est appelé le camp Marchand, du nom d’un officier célèbre pour avoir traversé l’Afrique de l’Ouest à l’Est avec une poignée de tirailleurs sénégalais. Cet officier devenu général fut grièvement blessé à la ferme de Navarin pendant l’offensive de 1915. Un autre camp est en construction dans les sapins en haut de la Blanche Voie à droite de la route de Saint-Rémy à La Croix. Il s’appelle le camp des Bretons.

On y trouve tout le ravitaillement de qualité et on y sert du vin comme dans un bistro, mais en même temps il ne doit pas y avoir d’ivresse, sinon c’est la prison.

Ces camps sont un havre de paix, ils sont assez loin du front pour ne plus entendre le bruit du canon.

La surveillance de la gare de Châlons par la prévôté s’est renforcée et le calme est revenu.

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Les généraux Petain, Gouaud De Poundraguin, viennent de visiter les campements et le PC de Saint-Remy-sur-Bussy.

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Les cloches de Souain viennent d’être transporté à près de l’église de Saint Rémy. Elles ont assuré pendant près de deux ans le service d’alerte aux gaz sur la place du village martyre.

 

Tiré de: Histoire du village de Saint-Rémy-sur-Bussy, pendant  la guerre de 1914-1918 et au-delà de Jean FRANCART

 

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