Le train d’artillerie

25 novembre 1917 De notre jeune correspondant Jean Francart de Saint-Rémy-sur-Bussy

     St Remy sur Bussy 1.original

     Depuis la gare de Tremblay, le génie militaire a construit quatre lignes de chemins de fer en épis dans la direction sud-nord, des unités d’artillerie lourde sur voie ferrée sont venues prendre position à cet endroit avec de très grosses pièces à longue portée montées sur des wagons très solides et aménagés pour. Au moment du tir, ces wagons reposent sur de puissants vérins pour atténuer le choc au départ. Au début, ces pièces étaient servies par des soldats français. Ils furent relevés peut après par des soldats portugais qui sont venus avec tout leur matériel.

train

     Les aviateurs allemands ont pris la mauvaise habitude de survoler le village et ses environs pour repérer et à l’occasion jeter quelques bombes. Pour protéger le village et les installations très importantes sur le territoire, six pièces d’artillerie de soixante-quinze furent transformées en batteries aériennes, deux dans la butte de la Tomme qui en est très dégradée, deux au sommet de la Blanche Voie et deux autres au Mont des Temps. Pour installer ces pièces, six trous en forme d’entonnoirs ont été creusés, un pivot très solide fut enfoncé dans le fond de chaque trou.

canon_antiaérien-Châlons_sur_Marne

     La pièce posée sur ce pivot, le tube dirigé vers le haut, elle ont la faculté de pouvoir tirer tous azimuts. Pour permettre le déplacement aisé du tireur et des chargeurs, un plancher est posé entre le pivot et le bord du trou. A la vue d’un ou plusieurs avions ennemis, l’officier de tir donne ses ordres mais en réalité chaque pièce est réglée par la vue du pointeur, leur tir n’a qu’un effet dissuasif parce que les coups au but sont rares et qu’ils sont l’effet du hasard, mais malgré tout, pris dans le feu de plusieurs pièces, les avions ennemis n’insistent pas et disparaissent. Ce qui est le plus dangereux, c’est que les éclats retombent sur le sol, il est plus prudent de se mettre à l’abri. Les cultivateurs dans les champs n’ont rien pour se protéger. Depuis le début de la guerre, les raids de l’aviation allemande s’accentuent, les bombes transportées deviennent de plus en plus lourdes et plus dangereuses. Une sape profonde réalisée en dessous de la mairie est destinée à servir de refuge pour les enfants de l’école en cas de bombardements. Pour permettre à l’état-major de communiquer avec tous les secteurs du front, une drague à godets vint ouvrir une tranchée de Saint-Rémy au nord de Somme-Suippe dans laquelle de nombreuses lignes téléphoniques sont enfermées dans des gaines de plomb.

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 Tiré de: Histoire du village de Saint-Rémy-sur-Bussy, pendant  la guerre de 1914-1918 et au-delà de Jean FRANCART
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