La mort finit son oeuvre

La guerre est finie et un autre poison va continuer à faire son lot de victimes. Cette maladie fera en quelques mois autant de victimes dans le monde que la guerre elle même, elle va sévir jusqu’en avril 1919. En France ont comptera officiellement 127500 victimes mais il est probable que ce chiffre soit sous-estimé.

De Blanche Braconnier exilé à Sainpuits

  Une autre calamité nous attendait; la grippe espagnole. La première victime fut une femme de chambre du château de Flacy,  puis vint le tour de ma chère amie Odette, enlevée en deux ou trois jours, Maman fut atteinte très sérieusement et quelques jours plus tard, je n’y échappais pas. Subissant une très forte fièvre, je per­dais connaissance dans mon lit et en suis sortie en mauvaise for­me. Le cimetière étant tout proche de notre logis, je voyais les en­terrements, ce qui n’était pas très rassurant pour moi. Notre Curé venait me voir journellement et m’aida beaucoup, surtout quand il repartait sans m’avoir parlé de me préparer à partir pour un « monde meilleur »!

Blanche Braconnier J’avais 11 ans en 1914

La guerre n’est pas finie pour tout le monde, bon nombre de soldats ont été blessés et portent dans leur chair la marque indélébile de la souffrance. Il y eu énormément de gazé, beaucoup vont mourir prématurément d’étouffement dans les dix années qui vont suivre. Beaucoup des soldats en hôpitaux militaires ne pourront revoir leur pays, ils vont s’éteindre souvent dans la souffrance loin de leur famille. Ce sera le cas pour Souain et Perthes les Hurlus d’André Charles SIMON et de Paul Gaston BURGAIN en 1919, de Pierre SIMON en 1920, de Gaston GUILLEMART en 1923 et de Paul SIMON en 1929.

Tous les mutilés vont devoir s’adapter au travail, on leur fabrique des prothèses, on rend plus présentable les gueules cassées en leur donnant un masque. On leur réserve des emplois de fonctionnaire. A Souain après la construction des cimetières militaires, ils vont assurer l’entretien et le gardiennage des nécropoles.

Publicités
Cet article a été publié dans Uncategorized. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Un commentaire pour La mort finit son oeuvre

  1. BULTEEL Gérard dit :

    oui et on oublie aussi les Epouses ayant été touchées par la mort de leur Mari , ma grand Mére est dans ce cas, elle a trés mal vécu la mort de mon grand pere MPLFà Souain perthes les hurlus 7 10 1915, 243 eme RI , côte 193 je crois ! elle est décédée en 1920 des suites d une maladie du à !! … mon pere sa soeur ses freres pupilles de la nation ont été placé en orphelinat ! pensées a ces Epouses ces Méres

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s