Le Camp de La Cheppe

 

24 janvier 1916 –  Les habitants et les familles sont dispersés en divers lieux d’émigration. Victoire HUBERT, nous signale qu’elle vient de se faire insérer dans le journal des émigrés « Reims à Paris » priant tout rapatrié de Dontrien et de Sommepy de vouloir bien donner des nouvelles sur Edouard et Berthes GANGAND dont elle n’a pas d’information depuis le début du conflit. Nous avons besoin de nous soutenir en étant liés comme les doigts d’une main.

     Nous venons d’apprendre que Jules JULLION au 248e RIT vient d’être blessé au Camp de La Cheppe.

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     La Cheppe est devenu une base d’instruction pour les Crapouilloteurs. L’enceinte du Camp d’Attila a été réquisitionnée pour servir de lieu de formation des soldats pour le lancement d’engins explosifs de tranchée à tranchée. Il y a plusieurs cabanes construites et un important stock de munitions s’y trouve en divers endroits.

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     On y expérimente toute sorte de lance-bombes que l’on appelle les Crapouillots, du nom donné aux bombes qui ressemblent à des petits crapauds. On vous a déjà fait découvrir les mortiers Cellerier fabriqués maison par les soldats ou le mortier Louis Philippe, depuis on a développé de l’armement sorti des fonderies de guerre et normalisé, comme le mortier de 58mm.

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     Ces armes sont placées dans la tranchée de première ligne et lancent des projectiles sur les Allemands situés en face. Ces bombes peuvent être lancées jusqu’à 400m, elles contiennent une charge explosive d’une dizaine de kg, ce qui provoque un effet de souffle tellement important que la tranchée en face est complètement bouleversée.

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   Les deux adversaires utilisent des armes similaires, Le bombardement est particulièrement éprouvant, même si l’on peut déjouer son effet en étant constamment aux aguets en scrutant le ciel à chaque lancement. Le projectile a une trajectoire courbe, il monte haut en l’air avant de retomber sur la tranchée adverse laissant le temps aux occupants de courir pour se mettre à l’abri 20m plus loin, mais il faut faire vite et malheur à celui qui lambine. La nuit on ne voit rien et on remet son âme à Dieu.

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     On instruit également au lancement des grenades à main ou avec une espèce d’arbalète.49Fi1875_69

     Les nouveaux engins explosifs ou les lanceurs ennemis sont analysés pour en comprendre le fonctionnement et leur dangerosité.

Photos Collection Fond Raoul Berthelé

 

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